 Samuel LAURENT, journaliste au Figaro se demande où sont les blogueuses intéressées par la politique. Nous sommes peut-être moins médiatisées, plus discrètes, mais non moins présentes. Si vous êtes comme moi une blogueuse en campagne, n'hésitez pas à lui laisser un petit commentaire ici
De plus, je ne suis pas trop d'accord avec son analyse qui indique que Agora Elles serait un espace où l'on irait se retrouver entre nous, comme si nous avions des espaces de dialogue pour parler tricot et cuisine!
Voiçi l'intégralité de l'article (19 février- 15 heures)
45% des bloggeurs sont des femmes. Pourtant, l'immense majorité des blogs politiques sont tenus par des hommes. Cybermachisme? Les femmes, grandes absentes de la cybercampagne ? Alors que, selon une étude Médiamétrie de novembre dernier, 45 % des blogueurs français sont des blogueuses, la plupart des analystes et commentateurs politiques de la blogosphère, qu'ils se nomment Versac, Jules ou Loïc Le Meur, sont des hommes. Les femmes déserteraient-elles ce domaine ? Natacha Quester-Séméon, co-animatrice avec son frère Sacha du blog Mémoire vive, explique ce manque d'intérêt par le fait que les femmes « ne souhaitent pas prendre la parole de la même façon ». Pour cette réalisatrice de reportages et de courts-métrages sur téléphones mobiles, « les blogs sont souvent un moyen de se mettre en avant », une manière de faire qu'elle juge « très masculine ». Surtout, poursuit-elle, il y a « un côté agressif dans les débats sur Internet, qui n'attire pas forcément les femmes ». Quitterie Delmas n'est pas de cet avis. Conseillère nationale de l'UDF et blogueuse , cette jeune maman de 28 ans voit dans les blogs un « moyen nouveau pour faire de la politique, même quand on doit comme moi s'occuper de ses enfants ». CYBERMACHISME Pour elle, la faible féminisation des blogs politiques reflète tout simplement « la situation politique actuelle », où les hommes occupent très majoritairement le terrain, et ce malgré la parité. Les partis politiques ont senti qu'il y avait là un espace à conquérir. Aux Femmes d'avenir de Ségolène Royal, l'UMP a répliqué avec Agora elles. Des espaces de débats dédiés aux femmes, qui peuvent se retrouver... entre elles. Une ségrégation virtuelle en réponse au cybermachisme ? |