BlogPremium
RSS
RSS comm

 Suite à mon billet du 01/05 sur l'influence des blogs dans la campagne, j'ai trouvé cet article intéressant : "le nouveau visage des métiers de l'influence"

Alors que les lobbyistes s'affairent plus que jamais à Bruxelles, d'autres spécialistes de l'influence ont fait leur apparition et prennent de plus en plus de place dans nos vies quotidiennes. Spécialistes de la communication et du marketing, tendanceurs... Panorama d'une profession omniprésente et en pleine mutation.


La communication nous donne le "la"
. Lentement mais sûrement, la publicité perd du terrain et voit son impact sur les consommateurs diminuer. Face à cette nouvelle donne, les entreprises tentent de s’adapter en communiquant autrement. Par exemple, au lieu de faire paraître un simple encart dans un magazine, les attachés de presse proposeront des "opérations spéciales", un ensemble de publi-rédactionnels, de publicité et d’articles de presse annoncé à la Une. Le message conserve son caractère positif et "passe" mieux, tandis que les journaux peuvent ainsi compenser la baisse inquiétante de leurs budgets publicitaires classiques. Autre genre d'influence, celui des "faiseurs de tendance", dont la phrase fétiche pourrait être "C'est ce dont les gens vont avoir envie". Ils flairent (ou lancent) les tendances à venir, puis les compilent dans des "cahiers de tendances" que les industriels s'arrachent à prix d'or avant de s'en inspirer au moment d’imaginer de nouveaux produits. Le résultat est une certaine uniformité dans nos rayonnages, et dans nos impulsions d’achat... Voilà comment se fabrique une mode !

Les pros du web diffusent le message. Territoire privilégié pour influencer les consommateurs en ce début de XXIème siècle, Internet. L'idée ? Lancer, par mail, ou via un blog ou un site créé pour la circonstance, une application amusante : quiz, jeu, vidéo... Le plus souvent, un produit se cache derrière ces petits modules, que vous allez vous-même vous charger de diffuser en les envoyant à votre entourage ! Les spécialistes du "buzz" et du webmarketing savent s’y prendre... Chacun se souvient de la vraie-fausse campagne de pub pour le futur "Tunnel sous l’Atlantique", lancé par une agence de voyage... Canular qui masquait en fait une opération de communication par Internet à grande échelle. "Il existe de plus en plus d'agences spécialisées en marketing viral", constate Isabelle Musnik, directrice de rédaction d'Influencia. Leur job : sensibiliser des micro-communautés qui vont propager le message à une vitesse foudroyante.

Les lobbyistes nous prennent à témoin. Le type d'influence le plus classique touche le monde politique. A Bruxelles, près de 20 000 lobbyistes veillent à ce que l'intérêt commun tienne compte d'intérêts privés. Une pratique courante dans le monde anglo-saxon mais qui a longtemps eu mauvaise presse en France, où prévaut l’idée d'un intérêt général supérieur, sans rapport avec la somme des intérêts privés. Comment pèsent-ils sur les décisions publiques ? D'abord à travers une veille permanente. Législation anti-tabac, transport des animaux de boucherie, directive favorable à l'utilisation des logiciels libres ou législation appliquée au chocolat... Dès qu'un sujet peut avoir un impact sur l'activité qu'ils défendent, ils peaufinent leurs arguments avant de les présenter à la personne chargée très en amont de l'étude du dossier. Mais les lobbyistes n'hésitent plus à prendre le grand public à témoin. "Campagnes publicitaires dans les quotidiens, publications d'études scientifiques valorisant leur point de vue... Ils utilisent tous les moyens classiques de la communication pour convaincre du bien-fondé de leur point de vue", remarque Pierre-Emmanuel Richard, directeur de l'ISCPA-Institut des Médias. Et accessoirement mettre la pression sur ceux qui, in fine, vont trancher...


source: courrier cadre
Commentaires
Merci Frédéric-Michel pour ton mail intéressant.

Oui en effet j'ai eu l'occasion pendant cette campagne de tester la quasi totalité des mécanismes que tu indiques dans ton mail ....cela me fait passer pour une vieille maintenant !:) Mais elles n'ont pas toutes le même impact et elles ne sont pas toutes suivies de la même manière.

Je veux dire par exemple que la diffusion des idées par mail fonctionne très bien et très vite. Les fausses rumeurs et les slogans aussi. on peut alors comparer cette diffusion à celle des textos. J'ai en effet reçu par exemple 3 fois par mail et 2 fois par texto la même phrase " dimanche votez nicolas sarkozy si vous voulez que ségolène reste à jamais le nom d'une pizza ou d'un couscous "...je pense que toi aussi tu as vu passer cela .


Par contre la mise en place de bannières prend du temps. Donc difficile de mettre en place des bannières pour une "flash mob". Les bannières sont intéressantes pour servir de lien vers un site/blog ou pour afficher les idées d'un blog pendant une période longue.

Il faut alors à mon avis réfléchir à l'objectif final avant de choisir les moyens à mettre en place. Souvent on dit de façon générale " on va utiliser internet pour diffuser rapidement des idées". Internet est un moyen de communication complexe (pas dans le sens difficile mais dans le sens multiples). C'est alors une vrai expérience de cet outil qui est nécessaire pour être efficace.

Au plaisir d'en reparler sur ton blog ! à bientôt !

Posté par Marilyne le 12/05/2007 à 22:33:00
"Les pros du web diffusent le message. Territoire privilégié pour influencer les consommateurs en ce début de XXIème siècle, Internet. L'idée ? Lancer, par mail, ou via un blog ou un site créé pour la circonstance, une application amusante : quiz, jeu, vidéo... Le plus souvent, un produit se cache derrière ces petits modules, que vous allez vous-même vous charger de diffuser en les envoyant à votre entourage ! (...)"
 
Ce paragraphe le mécanisme du buzz marketing appliqué à la promotion d'un produit. Il est vrai que cela devient de plus en plus une alternative à la publicité moderne ou, en tout cas, un canal complémentaire de plus en plus incontournable. Encore faut-il accepter de jouer le jeu, c'est à dire de lancer le buzz et non de se substituer aux internautes avec un discours stéréotypé ou trop promotionnel.

En revanche, je pense que les mécanismes de l'influence répondent à des règles différentes. Ici, il ne s'agit pas forcément de susciter l'intérêt par la curiosité ou une application ludique, mais bien de diffuser des idées pour provoquer un effet donné. Le jeu ressemble davantage à un billard à plusieurs bandes.

Cas le plus simple : faire pression en montrant la représentativité d'une idée, d'une revendication, d'une position, etc.
Cela peut notamment prendre la forme d'une pétition ou de la diffusion de manière virale d'un message (e-mail...). Il existe aussi d'autre moyens de démontrer sa force : l'affichage d'une bannière par un nombre important de site, la reprise d'une info par des blogueurs influents, puis par d'autres (effet tâche d'huile). On retrouve ici les mécanismes traditionnels de mobilisation adaptés à l'électronique. Avantage : temps réel, abolition des distances, des frontières, possibilité de contacter et de mobiliser des individus que l'on ne connaît pas, au-delà de son réseau ou de sa sphère d'appartenance.

Autre approche possible : inviter des blogueurs à traiter d'un sujet, en toute liberté, pour pouvoir faire valoir vos arguments directement (par adhésion des auteurs de billets) ou indirectement (par participation aux discussions).

Encore une autre technique : faire monter artificiellement un péril pour mobiliser "contre". On touche là à une technique de manipulation. Il s'agit d'enourrager la circulation d'un point de vue opposé au vôtre sur Internet, notamment en s'appuyant sur les décalages que l'on peut constater entre la blogosphère et la société civile. On pousse alors au maximum le phénomène d'amplification. Il est alors aisé de brandir la menace d'un péril quelconque pour avancer ses pions et obtenir gain de cause.

Ce ne sont là que quelques observations sommaires. Marylin, ça vaudrait sûrement la peine que tu creuses tout cela. Je suis certain qu'avec ton expérience durant la campagne de Nicolas Sarkozy, tu pourrais aller plus loin dans cette analyse que cet article un peu trop "basique". De mon côté, je reviendrai probablement rapidement sur le sujet sur mon blog www.e-marketing-management.fr , mais sous l'aspect influence des entreprises, des marques (produits, services, images). On pourrait en parallèle aborder ici la question sous l'angle de l'influence politique, syndical ou des groupes de pression. Qu'en penses-tu ?
Posté par Frédéric-Michel Chevalier le 12/05/2007 à 01:19:00