Je lisais ce matin la dépêche de l'AFP sur le fait d'inviter les élus non membres de formations politiques à donner leurs parrainages aux candidats n'ayant pas encore obtenu leurs 500 signatures pour se présenter à l'élection présidentielle, en tête desquels Le Pen et Besancenot.
Certes, cette situation dénote que nous avons un problème majeur quand au processus de sélection des candidats à la présidentielle. Mais est-ce pour autant aux élus de terrain, qu'ils soient membres ou non d'ailleurs de formations politiques d'en payer les pots cassés? Je ne le pense pas. Chaque élu à le droit de donner ou non sa signature à qui il le souhaite. Si j'étais dans la peau d'une élue -ce que je ne suis pas et que je ne serais sûrement jamais- je ne donnerais pas ma signature à monsieur Le Pen, même si le président de mon parti politique me le demandait. Ce serait une question à la fois d'honnêteté intellectuelle vis à vis de mes électeurs et vis à vis de moi-même. Ceci est d'autant plus difficile à vivre qu'on leur demande leur signature pour des candidats qui sont aux deux extrêmes des idées politique.
Certains blogueurs disent qu'il faudrait réduire le nombre de signatures, d'autres que ce principe de signatures est dépasssé car il revient à un suffrage non universel à 3 tours. Qu'en pensez-vous ? Que feriez vous à leur place ?
En tout cas, je remarque que d'après Le Figaro notre Arlette Laguiller nationale que l'on entend moins que Jean- Marie Le Pen en ce moment à la télévision a préféré garder sa salive pour convaincre les élus qui lui ont déjà confié les signatures nécessaires. Pas folle l'abeille!:) |