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Petit coup de gueule :

Alors que 7 CRS comparaissent devant les assises de Paris pour viols aggravés sur plusieurs prostituées, je dois avouer avoir été très choquée de la ligne de défense pronée par leur avocate.En dehors des actes répétés commis sous la contrainte, il y a cette phrase dénuée de tout remords : "C'était comme d'avoir des sandwiches à tarif réduit" ose dire Yohann Mahé. Clairement, certains CRS n'ont pas compris la gravité de leurs actes ....

Vient alors la ligne de défense de leur avocate qui m'a fait bondir hier matin en écoutant France Info, seule dans ma voiture (mais bien au chaud dans les bouchons parisiens rassurés vous !:). madame Cotta justifie ces actes par le manque d'encadrement de leurs supérieurs hiérarchiques et par leur age: 20 ans.
Comment peut-on prendre l'age comme argument de défense ?
Comment oser penser qu'un viol est moins grave, moins dégradant, plus oubliable pour la victime (qu'elle soit prostituée ou non) si son agresseur est jeune ?
Est-ce qu'à 20 ans on ne fait pas la différence entre le bien et le mal !

Allons, madame Cotta c'est dégradant pour votre intelligence d'avoir fait le choix de cet argument, c'est enfantilisant pour vos clients, c'est humiliant pour toutes ces femmes violées que l'on prend pour des idiotes. Je pense notamment à ces adolescentes qui se font violer  dans des endroits sordides par des jeunes de leurs classes (souvent mineurs) en bandes organisées que l'on nomme "les tournantes". Oui, on a même trouvé un mot pour qualifier ces viols organisés tellement ils sont fréquents !!!

Alors s'il vous plait madame Cotta, la prochaine fois que vous devrez défendre des violeurs (utilisons les bons mots même s'ils choquent. On dit bien des prostituées, pourquoi ne dirions nous pas des violeurs plutôt que de lire dans la presse "7 jeunes hommes". C'est déjà avoir intégré leur ligne de défense que de les décrire ainsi ...) n'utilisez plus cet argument. Je vous souhaite de n'avoir jamais dans votre entourage aucune jeune fille ou femme qui soit un jour violée par un jeune de 20 ans ou moins, car non madame Cotta, l'age ne justifie pas tout !
Commentaires
Rien ne peut pardonner un viol, ni l'âge, ni le sexe, ni la victime, ... mais au-delà du viol physique il faut dénoncer tous les viols psychologiques - collectifs ou non. Nous sommes dans une société où l'irrespect est la norme faute de l'avoir appris à nos enfants, à nos éléves ou à notre entourage. A chaque fois que je manque de respect à quelqu'un - et pas seulement en lui grillant la priorité en voiture - je commets un viol de son intégrité.
C'est par cette intransigeance que nous réusssirons à combattre ce fléau de l'indifférence. En effet, l'argument souvent évoqué pour l'auteur d'un viol n'est-il pas du niveau de : "Elle l'a bien cherché !" ou encore "N'était-elle pas consentante ?".
Indifférence pour ce que l'autre est ou ce que l'autre souhaite, indifférence pour celui qui n'est pas de ma tribu, ... ces indifférences nous empêchent d'être des hommes.
Je reprendrai donc à mon compte cette phrase d'André Comte-Sponville : "A défaut d'amour, donnez-moi du respect et à défaut de respect donnez-moi de la politesse".

Je vous embrasse poliment et respectueusement.

Philippe

Posté par flipo le 07/10/2007 à 19:16:00
De la difficulté de défendre l'Indéfendable en gardant à l'esprit la notion de "rédemption" après la "case Prison"...
Posté par www.jcdr.info le 12/09/2007 à 19:50:26
Totalement d'accord avec toi, Marilyne.

J'ai également entendu cette avocate hier soir à la TV. Je constatais d'ailleurs que l'on fasse intervenir 2 avocats de la défense, et qu'un seul des parties civiles. Je trouvais ça totalement inéquitable. Je me demandais également à quel traitement médiatique nous aurions eu droit si à la palce des CRS nous avions eu des "jeunes encapuchonnés".

Je t'embrasse
Luc
Posté par Lancelot le 09/09/2007 à 21:32:00