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Les femmes de tous bords politiques et présidentes d'associations semblent se serrer les coudes et mettre de côté leurs différences quand on parle de la place des femmes en politique. J'ai bien aimé le commentaire de Clémentine Autain (très brillante, dommage que je ne sois pas en phase avec ses idées) où elle disait avec humour que l'égalité entre les hommes et les femmes serait réelle quand on aurait des femmes incompétentes à la tête de grandes entreprises ou de partis politiques sans que cela ne choque personne. De la même façon, l'égalité sera réelle quand on donnera autant de crédit à la parole d'une jeune femme (que l'on dit "mademoiselle", donc ayant encore des choses à apprendre de la vie, alors qu'un homme est "monsieur" dès son plus jeune âge) qu'à un homme de 50 ans en costard. Les femmes semblent devoir toujours montrer patte blanche pour dépasser ce plafond de verre qui reste bien réel.

Je vous laisse découvrir cette vidéo perso (certes un peu longue, 7 minutes) sur la place des femmes en politique, en présence de femmes de tous bords politiques. A noter le regard maternel que Rachida Dati affiche lorsque la jeune porte parole du PS prend la parole, qui en dit long sur cet esprit de corps.
La question qui est posée est notamment de savoir si Ségolène Royal n'a pas tendu elle même le bâton pour se faire battre en mettant sans cesse en avant dans ses paroles le fait d'être une femme. Pour le reste, c'est une belle femme et elle n'a pas à s'en cacher !

Avant de finir, je vous signale le billet de Julie, une française expatriée en Californie qui sur le sujet.


envoyé par Leblogdemarilyne

Le script sera disponible ASAP !
Hier soir, dans le cadre de la soirée hebdomadaire des blogueurs, l'ancienne ministre de l'écologie, députée européenne Roselyne Bachelot nous a fait la gentillesse de venir nous faire partager son expérience en matière d'écologie.
Une semaine après le salon de l'agriculture, nous avons bien entendu parlé des relations entre les agriculteurs et l'écologie en abordant le sujet
des OGM et de pesticides. Vincent  Ducrey a d'ailleurs fait remarquer que sur Débats Sarkozy, le développement durable était un des 3 sujets les plus discutés par les internautes. La question de cette semaine depuis Second Life portait ce soir sur la position de Nicolas Sarkozy sur les biocarburants. Du côté des questions plus personnelles, Dominique, un blogueur suédois n'a pas hésité à demander si l'écologie était un sujet abordé avec sincérité dans cette période électorale, avant de lui remettre des propositions issues d'actions réalisées en Suède.

Pour ma part, je n'ai pas pû m'empêcher de jouer ma féministe en lui demandant s'il y avait des domaines réservés aux femmes en politique comme celui de la famille ou encore de l'écologie, mais aussi si l'écologie était de gauche. Sa réponse en images :


l'écologie, un ministère féminin ?
envoyé par Leblogdemarilyne

Le script notamment pour les personnes malentendantes ou sourdes:
Roselyne Bachelot :C'est vrai que comme l'écologie est un ministère méprisé jusque là, il était souvent un ministère confié à des femmes. Parce que l'on n'estimait pas que l'écologie était un ministère important. Et d'ailleurs comme un certain nombre d'activités annexes, mais pas seulement j'allais dire dans l'organisation gouvernementale. Souvent dans les conseils municipaux ou dans les conseils régionaux ou généraux, les questions les questions environnementales étaient confiées à des femmes parce que ça c'est pas trés important. Alors Nicolas Sarkozy a dit que le 1er des ministres après le premier ministre serait le ministre d'état en charge de développement durable (écologie, équipement, industrie), ce serait une belle occasion de dire que ce grand ministère serait confié à un homme. Mais je devines qu'il veut le confier à un homme alors que ce serait une bonne occasion de la confier à une femme. Il serait enfin à sa première place. Vous m'aviez posé une autre question juste avant ?
Marilyne: Est-ce que l'écologie est de gauche?
Roselyne Bachelot: Alors, tout dépend de la définition que l'on donne de l'écologie.L'écologie, vous savez écolo, c'est la maison en grec. L'écologie c'est le rapport de l'homme avec son milieu. C'est tout l'ensemble de la biosphère , les systèmes qui font interargir les éléments du vivant les uns sur les autres. Tout dépend la vision qu'on a des rapports du vivant avec les autres systèmes. Il est vrai que ce qu'on appelle la vision -excusez ce terme un peu complexe- la vision Sauteriologique, qui dans notre culture occidentale Judéo-chrétienne a inflencé la pensée, c'est à dire que le christ il est venu pour sauver les hommes. Il est venu pour sauver personne d'autre, ni les chiens, ni les rochers, ni les arbres. Il a installé l'Homme comme le détenteur de la création. Comme le maître de la création. Donc l'Homme est le maître de la nature dans ses missions religieuses et la nature n'est là que pour qu'il en jouisse. Et s'il doit préserver l'environnement, c'est surtout pour finalement en tirer le maximum de plaisir. Et puis, il y a au contraire une vision qui est ce que l'on appelle aux Etats-Unis l'écologie profonde (la deep ecology) qui dit qu'il n'y a pas de hiérarchie dans le vivant. Que vous n'êtes pas supérieur au moindre des vers de terre, au moindre des rochers. Il y a même des gens qui ont dit, après la libération des noirs, la libération des femmes vous passez maintenant à la libération des arbres. Et la question a été posée par toutes sortes de juristes: Un rocher est-il un sujet de droit? ce sont des débats tout à fait intéressants. Il faut bien avoir la notion du débat des idées dans ce domaine. Il faut bien savoir comme disent les psychanalystes, d'où on parle. Parce que c'est ça la différence fondamentale entre l'écologie de surface, l'écologie environnementale et l'écologie profonde qui ne fait pas de différence entre les êtes animés (tout particulièrement les hommes) et les objets inanimés. Pour ma part, je ne suis ni d'une école, ni de cette école, ni de l'école de l'écologie profonde. Je pense qu'il y a  en effet une importance de l'Homme. J'ai  une écologie humaniste, j'ai une vision humaniste, mais l'homme n'est pas le maître de la nature. Il en est simplement le garant et le gérant, et il a des comptes à rendre. Et c'est sans doute ça la vrai vision de l'écologie de droite. Certes la nature c'est l'homme qui la nomme, et c'est l'homme qui lui donne donc une existence, mais il a des comptes à lui rendre, et il ne peut pas l'utiliser que pour sa propre jouissance.
C'est avec un grand plaisir que j'ai découvert sur le site du magazine Marianne une interview de Chrystel Sombert Sombret, militante UMP. Pour une fois, on peut percevoir la véritable ambiance qui règne à l'UMP: Modernité, esprit d'ouverture mais aussi lucidité et esprit critique...

Voiçi l'article de François Vignal qui semble avoir été séduit par cette jeune femme que l'on a pû découvrir lors de la caravane de l'été de l'UMP:


Chrystel, militante à mi-temps

A 10 ans, son grand-père lui faisait découvrir les couloirs de l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, cette institutrice tracte sur les marchés pour son député UMP Yves Jego. En Sarko, elle voit l'avenir. Son présent, une vie de militante. A mi-temps.

Peau bronzée, jean à la mode et coupe de cheveux impeccable, Chrystel Sombret semble davantage sortir des beaux quartiers que d'Aubervilliers. Cette jeune militante UMP – 27 printemps au compteur – n'est pourtant pas dans la finance mais est institutrice en Seine-et-Marne, à mi-temps. « Je pourrai ainsi m'investir plus facilement pour les campagnes présidentielles et législatives. Si je militais en travaillant à temps plein, je n'aurais plus de vie », justifie la jeune femme.

Elle va pourtant consacrer une bonne part des mois à venir à la politique. D'abord pour faire la campagne des législatives pour le député sarkozyste Yves Jego. « Un homme remarquable », rencontré lors des « réunions tupperwares » – des rencontres chez l'habitant – qu'il organisait dans sa circoncription. Puis pour soutenir Nicolas Sarkozy, évidemment. « C'est lui qui m'a poussé à prendre ma carte, en 2002. Je n'aimais pas vraiment l'image de l'UMP sous Alain Juppé. »

Encore une militante de la génération Sarkozy, cette génération spontanée de nouveaux militants UMP ? Pas tout à fait. Les racines politiques de Chrystel Sombret remontent plus loin. Du côté d'un grand-père dans l'Yonne : « Résistant, gaulliste, RPR, chiraquien…c'est lui qui m'a initié. Il était adjoint RPR à Joigny. Très tôt, il m'a fait découvrir l'Assemblée », se souvient-elle. De 10 à 14 ans, elle fréquente les murs du Palais Bourbons accrochée à la main de son grand-père, l'accompagne lors de déjeuners. « Je les entendais parler. C'était passionnant. »

« Il faut se battre contre soi-même »
Résultat : Chrystel est aujourd'hui déléguée nationale aux jeunes de l'UMP, en charge du pôle formation et a participé à la caravane de l'UMP, l'été dernier. Mais même avec toute la volonté du monde, le travail de militante demande une certaine abnégation. Surtout quand on a la vingtaine : « il ne faut pas sortir trop tard le samedi soir pour ne pas avoir une tête de folle le dimanche matin en tractant au marché ! » plaisante-t-elle. Le ton plus grave, elle admet qu'elle voit moins ses amis, sa famille. « Il faut se battre contre soi-même. C'est un vrai sacrifice mine de rien. » Puis l'air de se rassurer, ajoute : « Mais mon équipe est adorable. »

Et il y a « Nicolas. » Son gourou ? Elle s'en défend. « Je ne suis pas midinette, il ne m'intimide pas, » avant d'avouer « sauf quand il parle en vous regardant dans les yeux. » « Il dégage une aura, un magnétisme et une énergie incroyable. Il sait motiver ses troupes. Après, vous pourriez travailler toute la nuit ! » Le sarkozysme est une foi sans limite.

Etre militante dévouée, ne signifie pas être dénuée d'idées. Chrystel se sent « très écolo » et souhaite que l'UMP s'engage davantage sur ces questions. Dans un élan trotskiste, elle explique même qu'« il faut être infiltré en politique si on veut faire bouger les choses. » Comme la place des femmes ? « La politique est un milieu de requins. Quand tu es une nana, ce n'est pas simple », reconnaît-elle, lucide. C'est pourquoi elle était pour la parité. « Au moins le temps de trouver un équilibre homme-femme. » Son parti ne va pourtant pas le respecter pour les législatives. Normal pour elle : l'UMP « manque de femmes » et « une femme a plus de mal à sacrifier sa vie de famille. Alors qu'un homme peut le faire plus facilement. » Du féminisme version UMP sans doute.