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 Un grand Merci à Emilie Quintin d’avoir organisé ce débat, sous la présidence de Patrick Devedjian. A retenir :

Le féminisme affirmé de Jeannette Bougrab,  qui a rappelé les chiffres des violences  conjugales faites aux femmes en France : au moins 2 millions de femmes sont victimes de violences conjugales chaque année, et 400 en meurent.

Je rajouterai pour ma part que la moitié à été tuée par son compagnon en Ile de France, et que sur 7000 femmes interrogées dans ce même périmètre, 10% ont subi des violences conjugales au cours de ces 6 derniers mois … Le profil de l’agresseur selon le professeur Henrion : Un cadre à 67%, un professionnel de la santé, membre de la police ou de l’armée à 27%.
 Les moins atteintes par les violences conjugales sont les agricultrices. Les agriculteurs seraient ils alors plus civilisés ?

Le conseil de Patrick Devedjian : « Mesdames, arrêtez de perdre votre temps dans les associations politiques annexes et présentez vous directement à toutes les élections »

L’intervention du talentueux Olivier Babeau , qui nous a montré que la différence entre l’égalité et la parité dépendait de l’angle de vue duquel on se plaçait : Il y a ceux qui veulent une égalité sur la ligne de départ ( égalité) et ceux qui veulent une égalité sur la ligne d’arrivée ( la  fameuse parité).

Philippe Juvin s’est voulu plus psychologue. Pour lui, l’effort  à accomplir ne serait pas tant sur le regard des hommes  porté sur les femmes, mais le regard des femmes  portées sur elles-mêmes. Le problème résiderait dans l’image que les petites filles se font des métiers qu’elles pourraient occuper.

Françoise Deschmaker, nous a présenté le cas de son entreprise, où malgré une égalité du nombre de femmes et d’hommes à l’embauche, le service RH avait noté une évolution inégale dans les carrières.  Ils ont alors mis en place les mesures suivantes :
-          Remplacer chaque congé parental en CDD ou intérim, pour ne pas rendre la futur maman coupable auprès de ses collègues de travail qui supporteraient une surcharge de travail.
-          Une formation adaptée à chaque retour de congé parental
-          Intégrer les femmes dans la liste des hauts potentiels de l’entreprise jusqu’à 45 ans, alors que la tranche d’âge habituellement retenue est 30-35 ans, alors que les femmes s’occupent en général de leurs enfants en bas âge.
-          Interdiction de faire des réunions trop tôt ou trop tard
-          Possibilité de télétravail
-          Rémunération sur objectif et non selon le temps de présence
-          Remettre les femmes en valeur dans l’entreprise : Dans leur magasine interne, seulement 17% des personnes citées étaient des femmes.