Demain soir, mardi, Nathalie Kosciusko-Moriset invite quelques blogueurs à débattre avec elle des propositions émises dans le cadre du Grenelle avec Thierry Solère ( je vous conseille son interview exclusive de NKM) comme animateur de cette rencontre.
Pour les retardataires qui veulent demain se pâmer auprès de leurs collègues de bureau d'être à la pointe du sujet, Grégory Catel, blogueur présent à la conférence de presse du grenelle notait comme principales propositions :
1- La diminution de la vitesse sur routes et autoroutes, 2 -Une éco pastille favorisant les véhicules les moins polluants, 3- Le rétablissement du vrai coût du transport aérien. 4-Stopper l’érosion de la biodiversité et réglementer l’usage des pesticides en proposant aux agriculteurs des solutions alternatives. 5-Créer une loi cadre concernant la mer et en particulier, agir sur la sauvegarde de la méditerranée dans le cadre de l’union méditerranéenne souhaitée par Nicolas Sarkozy. 6-En matière de santé, investir dans une recherche environnementale et dans la prévention. 7-Transformer en profondeur l’agriculture conventionnelle et augmenter la production de l’agriculture bio. 8-Avoir 20% de produits bio pour la restauration collective d’ici 2012. 9-Mise en place d'éco labels, en particulier pour les produits de la mer. 10-Introduire la biodiversité dans les formations agricoles et dans les programmes scolaires. 11-Reconnaître les ONG comme de véritables acteurs au sein des conseils économiques nationaux et régionaux. 12-Créer une « conférence des élus » et favoriser les débats publics organisés. Certaines ONG proposent la création d’un « grenelle » européen.
Au plaisir de vous faire le commentaire de cette rencontre de demain soir, dont j'attends principalement de comprends en quoi concrètement nous pouvons agir dans notre vie de tous les jours. Les propositions ci-dessus semblent en effet être des sujet sur lesquels je n'ai pas trop de possibilités d'action.
Nathalie Kosciusko Morizet, députée UMP de 34 ans répond à la questions des internautes d'Agora Elles sur la parité à l'occasion de la soirée hebdomadaire des blogueurs au QG de campagne de Nicolas Sarkozy. J'ai trouvé sa réponse intéressante,sur cette notion de constance dans l'engagement, voilà pourquoi je me permets de vous la présenter même si ce n'est pas une vidéo personnelle.
Le script : Question:Sur Agora-Elles une question revient régulièrement dans les commentaires et les témoignages des internautes. Donc ça concerne la loi sur la parité, est-elle réellement une bonne solution? Je peux continuer... donc certaines lectrices pensent que se sont les femmes qui doivent prendre le pouvoir en fonction de leurs compétences et de leurs envies et qu'elles ne doivent pas attendre qu'on le leur donne. Les mesures qui sont nécessaires se sont celles qui permettront aux femmes d'avoir le choix pour leur carrière professionnelle. NKM:Moi je crois que la loi sur la parité est plutôt une bonne chose pour ce qu'elle a pu apporter. Le vrai problème c'est que elle n'a pas du tout révolutionné la question. La loi sur la parité elle a amené des femmes dans les conseils municipaux, dans les conseils régionaux, la où il y a des scrutins de liste, mais elle ne les a pas amenés dans les exécutifs, or c'est dans les exécutifs qu'est le pouvoir. Et elle ne les a pas amenés dans des endroits comme l'assemblée nationale où actuellement il y a 13% de femmes, c'est à dire à peu près la proportion qu'il y avait juste après la seconde guerre mondiale dans l'assemblée constituante. Donc, l'enjeu maintenant, c'est que les femmes s'installent véritablement dans les lieux de pouvoir. Pas seulement ceux qui sont issus d'un suffrage proportionnel, mais aussi ceux qui sont vraiment les exécutifs, y compris les exécutifs des partis politiques. C'est là que ça se passe. C'est pour cela que je pense que les femmes doivent prendre conscience des discriminations dont elle sont l'objet, qu'elles prennent conscience du fait qu'il faut s'engager aux mêmes âges que les hommes. On ne peut pas penser que l'on va pouvoir décrocher entre 25 et 45 ans, revenir après. C'est vrai qu'on peut le faire, mais à ce moment là on n'a pas les mêmes chances. On n'a pas les mêmes possibilités, et que même si c'est dur il faut être constant dans l'engagement. C'est vrai que moi je trouve toujours dommage de voir beaucoup de filles très présentes dans les mouvements de jeunesse entre 20 et 25 ans dans les partis politiques et qui décrochent après., pour des raisons que je comprends très bien encore une fois, mais ça participe du maintien d'une inégalité de représentation entre les hommes et les femmes.