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Nathalie Kosciusko Morizet, députée UMP de 34 ans répond à la questions des internautes d'Agora Elles sur la parité à l'occasion de la soirée hebdomadaire des blogueurs au QG de campagne de Nicolas Sarkozy. J'ai trouvé sa réponse intéressante,sur cette notion de constance dans l'engagement, voilà pourquoi je me permets de vous la présenter même si ce n'est pas une vidéo personnelle.


NKM Agora-Elles

Le script :
Question: Sur Agora-Elles une question revient régulièrement dans les commentaires et les témoignages des internautes. Donc ça concerne la loi sur la parité, est-elle réellement une bonne solution? Je peux continuer... donc certaines lectrices pensent que se sont les femmes qui doivent prendre le pouvoir en fonction de leurs compétences et de leurs envies et qu'elles ne doivent pas attendre qu'on le leur donne. Les mesures qui sont nécessaires se sont celles qui permettront aux femmes d'avoir le choix pour leur carrière professionnelle.
NKM:Moi je crois que la loi sur la parité est plutôt une bonne chose pour ce qu'elle a pu apporter. Le vrai problème c'est que elle n'a pas du tout révolutionné la question. La loi sur la parité elle a amené des femmes dans les conseils municipaux, dans les conseils régionaux, la où il y a des scrutins de liste, mais elle ne les a pas amenés dans les exécutifs, or c'est dans les exécutifs qu'est le pouvoir. Et elle ne les a pas amenés dans des endroits comme l'assemblée nationale où actuellement il y a 13% de femmes, c'est à dire à peu près la proportion qu'il y avait juste après la seconde guerre mondiale dans l'assemblée constituante. Donc, l'enjeu maintenant, c'est que les femmes s'installent véritablement dans les lieux de pouvoir. Pas seulement ceux qui sont issus d'un suffrage proportionnel, mais aussi ceux qui sont vraiment les exécutifs, y compris les exécutifs des partis politiques. C'est là que ça se passe. C'est pour cela que je pense que les femmes doivent prendre conscience des discriminations dont elle sont l'objet, qu'elles prennent conscience du fait qu'il faut s'engager aux mêmes âges que les hommes. On ne peut pas penser que l'on va pouvoir décrocher entre 25 et 45 ans, revenir après. C'est vrai qu'on peut le faire, mais à ce moment là on n'a pas les mêmes chances. On n'a pas les mêmes possibilités, et que même si c'est dur il faut être constant dans l'engagement. C'est vrai que moi je trouve toujours dommage de voir beaucoup de filles très présentes dans les mouvements de jeunesse entre 20 et 25 ans dans les partis politiques et qui décrochent après., pour des raisons que je comprends très bien encore une fois, mais ça participe du maintien d'une inégalité de représentation entre les hommes et les femmes.


Les femmes de tous bords politiques et présidentes d'associations semblent se serrer les coudes et mettre de côté leurs différences quand on parle de la place des femmes en politique. J'ai bien aimé le commentaire de Clémentine Autain (très brillante, dommage que je ne sois pas en phase avec ses idées) où elle disait avec humour que l'égalité entre les hommes et les femmes serait réelle quand on aurait des femmes incompétentes à la tête de grandes entreprises ou de partis politiques sans que cela ne choque personne. De la même façon, l'égalité sera réelle quand on donnera autant de crédit à la parole d'une jeune femme (que l'on dit "mademoiselle", donc ayant encore des choses à apprendre de la vie, alors qu'un homme est "monsieur" dès son plus jeune âge) qu'à un homme de 50 ans en costard. Les femmes semblent devoir toujours montrer patte blanche pour dépasser ce plafond de verre qui reste bien réel.

Je vous laisse découvrir cette vidéo perso (certes un peu longue, 7 minutes) sur la place des femmes en politique, en présence de femmes de tous bords politiques. A noter le regard maternel que Rachida Dati affiche lorsque la jeune porte parole du PS prend la parole, qui en dit long sur cet esprit de corps.
La question qui est posée est notamment de savoir si Ségolène Royal n'a pas tendu elle même le bâton pour se faire battre en mettant sans cesse en avant dans ses paroles le fait d'être une femme. Pour le reste, c'est une belle femme et elle n'a pas à s'en cacher !

Avant de finir, je vous signale le billet de Julie, une française expatriée en Californie qui sur le sujet.


envoyé par Leblogdemarilyne

Le script sera disponible ASAP !

 Un grand Merci à Emilie Quintin d’avoir organisé ce débat, sous la présidence de Patrick Devedjian. A retenir :

Le féminisme affirmé de Jeannette Bougrab,  qui a rappelé les chiffres des violences  conjugales faites aux femmes en France : au moins 2 millions de femmes sont victimes de violences conjugales chaque année, et 400 en meurent.

Je rajouterai pour ma part que la moitié à été tuée par son compagnon en Ile de France, et que sur 7000 femmes interrogées dans ce même périmètre, 10% ont subi des violences conjugales au cours de ces 6 derniers mois … Le profil de l’agresseur selon le professeur Henrion : Un cadre à 67%, un professionnel de la santé, membre de la police ou de l’armée à 27%.
 Les moins atteintes par les violences conjugales sont les agricultrices. Les agriculteurs seraient ils alors plus civilisés ?

Le conseil de Patrick Devedjian : « Mesdames, arrêtez de perdre votre temps dans les associations politiques annexes et présentez vous directement à toutes les élections »

L’intervention du talentueux Olivier Babeau , qui nous a montré que la différence entre l’égalité et la parité dépendait de l’angle de vue duquel on se plaçait : Il y a ceux qui veulent une égalité sur la ligne de départ ( égalité) et ceux qui veulent une égalité sur la ligne d’arrivée ( la  fameuse parité).

Philippe Juvin s’est voulu plus psychologue. Pour lui, l’effort  à accomplir ne serait pas tant sur le regard des hommes  porté sur les femmes, mais le regard des femmes  portées sur elles-mêmes. Le problème résiderait dans l’image que les petites filles se font des métiers qu’elles pourraient occuper.

Françoise Deschmaker, nous a présenté le cas de son entreprise, où malgré une égalité du nombre de femmes et d’hommes à l’embauche, le service RH avait noté une évolution inégale dans les carrières.  Ils ont alors mis en place les mesures suivantes :
-          Remplacer chaque congé parental en CDD ou intérim, pour ne pas rendre la futur maman coupable auprès de ses collègues de travail qui supporteraient une surcharge de travail.
-          Une formation adaptée à chaque retour de congé parental
-          Intégrer les femmes dans la liste des hauts potentiels de l’entreprise jusqu’à 45 ans, alors que la tranche d’âge habituellement retenue est 30-35 ans, alors que les femmes s’occupent en général de leurs enfants en bas âge.
-          Interdiction de faire des réunions trop tôt ou trop tard
-          Possibilité de télétravail
-          Rémunération sur objectif et non selon le temps de présence
-          Remettre les femmes en valeur dans l’entreprise : Dans leur magasine interne, seulement 17% des personnes citées étaient des femmes.