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Après avoir regardé la passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ma curiosité est allée naturellement vers Cécilia Sarkozy. En dehors de son rôle à jouer dans le couple présidentiel (il y a des chroniqueurs bien plus avisés que moi pour en donner les grandes lignes), j'ai regardé quel style elle avait décidé de dégager. Elle qui avait affirmé avec franchise "je ne me voit pas en first lady. Cela me rase"

Je ne peux m'éviter de faire un parallèle entre le style Cécilia Sarkozy et le style Jacky Kennedy. Peut-être rapide diront certains, mais il me saute aux yeux sur plusieurs points qui doit être lié à un physique et à une génération au pouvoir comparable:

- "Son visage, son regard, son port de tête royal" disait-on d'Audrey Hepburn qui se caractérise aussi par ce même style dont cette coupe de cheveux chatain coiffée vers l'extérieur 
  

- Une silhouette longiligne, élégante qui s'affiche en jean et pull aux couleurs sobres gris/beige, sans complexe:

  


- Lors des rencontres officielles : Le même choix vestimentaire classique et moderne par sa sobriété (élégante et réservée selon la presse) qui se caractérise par un col rond, une taille ceintrée, une robe ou jupe au genou, l'utilisation de couleurs claires unies, un mouvement du vêtement fluide à partir de la taille.

  

En dehors du choix vestimentaire, on note cette même envie de mettre l'unité de la famille en avant. C'était déjà le cas il y a 2 ans avec la réalisation de la photo avec le petit Louis sous la table au minsitère de l'intérieur.

-  J'allais conclure en vous disant qu'il ne lui manquait plus que le célèbre collier le perle de Jacky , repris notamment par Gérard Darel qui met aussi en avant des silhouettes fluides, décontractées et effacées comme son égérie Charlotte Gainsbourg.
On peut d'ailleurs lire sur leur site institutionnel "Une foule venue du monde entier se presse pour admirer les objets et les bijoux qui ont appartenu à Jackie Kennedy. Gérard Darel se porte acquéreur du célèbre collier en perles noires que cette très grande dame portait notamment lors de sa venue à Paris en 1961, à l'occasion de sa rencontre avec le Général de Gaulle."

Je remarque avec le sourire que Cécilia Sarkozy y a déjà pensé mais dans un style plus "light" ou actuel via un sautoir lors de la garden party de l'Elysée de l'été 2006....

 


 C'est avec un peu de retard, je n'ai pas touché terre la semaine dernière ....que je reprends le chemin de mon blog. Un petit billet rapide sur la back office de la rencontre " ce que veulent les femmes" organisé par le magazine ELLE à Sciences-Po où nous avons eu la chance de voir "défiler" non pas des manequins comme habituellement dans un magazine de mode, mais 9 candidats à l'élection présidentielle, de Sarkozy à Royal, en passant par Bayrou, Besancenot, Dominique Voynet, José Bové, Le Pen.

La veille, les 100 femmes-internautes qui ont été sélectionnées pour poser leurs questions-dont laurence, Marie-Sophie et moi (vous avez remarqué "le spécial maigrir" derrière nous:)- avons eu la chance de participer à un cocktail à l'occasion duquel il nous a été présenté l'organisation générale de la journée et les équipes ayant travaillé sur le projet (vidéo ici)...... pour finir par une photo de groupe dans le hall. Je n'ai pas pû m'empêcher de filmer ce moment très back-office, où le photographe demande par exemple à la jeune femme présente au 1er rang d'enlever son manteau, ou encore à deux autres femmes de se rapprocher en prenant la pose, ou encore de faire semblant de parler entre nous ......etc ....je vous passe les détails de toutes les petites phrases que peuvent utiliser les photographes pour mettre leurs modèles dans l'ambiance. Peut-être que les stars féminines de la mode sont habituées a être flattée et à entendre des phrases du style "imaginez que vous êtes belles et que vous parlez entre vous dans la rue ...." pour ma part cela m'a beaucoup fait rigoler ...comme les autres femmes présentes comme le montre ma vidéo .

Les femmes de tous bords politiques et présidentes d'associations semblent se serrer les coudes et mettre de côté leurs différences quand on parle de la place des femmes en politique. J'ai bien aimé le commentaire de Clémentine Autain (très brillante, dommage que je ne sois pas en phase avec ses idées) où elle disait avec humour que l'égalité entre les hommes et les femmes serait réelle quand on aurait des femmes incompétentes à la tête de grandes entreprises ou de partis politiques sans que cela ne choque personne. De la même façon, l'égalité sera réelle quand on donnera autant de crédit à la parole d'une jeune femme (que l'on dit "mademoiselle", donc ayant encore des choses à apprendre de la vie, alors qu'un homme est "monsieur" dès son plus jeune âge) qu'à un homme de 50 ans en costard. Les femmes semblent devoir toujours montrer patte blanche pour dépasser ce plafond de verre qui reste bien réel.

Je vous laisse découvrir cette vidéo perso (certes un peu longue, 7 minutes) sur la place des femmes en politique, en présence de femmes de tous bords politiques. A noter le regard maternel que Rachida Dati affiche lorsque la jeune porte parole du PS prend la parole, qui en dit long sur cet esprit de corps.
La question qui est posée est notamment de savoir si Ségolène Royal n'a pas tendu elle même le bâton pour se faire battre en mettant sans cesse en avant dans ses paroles le fait d'être une femme. Pour le reste, c'est une belle femme et elle n'a pas à s'en cacher !

Avant de finir, je vous signale le billet de Julie, une française expatriée en Californie qui sur le sujet.


envoyé par Leblogdemarilyne

Le script sera disponible ASAP !
 Je me demandais mercredi soir, en sortant du meeting de F.Bayrou (vini vidi vinci), ce qui faisait la différence entre un homme politique ou un PDG classique, et un très grand homme politique ou un très grand PDG. Quel sont les atouts indispensable pour passer du stade de moyen à excellent ? Il faut certes une pointe d'intelligence développée par des études, de l'expérience, le sens du contact humain et l'intelligence contextuelle (ou intuitive) dont je parlais dans mon billet du 16.03. Il faut savoir convaincre les gens de vous suivre vous et pas uniquement votre parti politique. C'est Rachida Dati qui expliquait le 26 février dernier "Je ne pouvais pas imaginer en 2002 être sa porte parole. Je n'ai pas choisi l'UMP, j'ai choisi Nicolas Sarkozy et il n'était pas encore candidat à l'élection présidentielle". Ce n'est pas un parti politique que l'on va élire, mais un homme ou une femme politique. Les meilleurs managers ou leaders sont ceux qui donnent envie aux gens de travailler dans un contexte ou chacun se sent valorisé et respecté. Nicolas Sarkozy l'a bien compris en répétant très souvent " J'ai besoin de vous" et non pas "Nous avons besoin de vous". Il utilise aussi beaucoup les remerciements, comme il a pu le faire dimanche dernier au Zénith en bousculant le planning établi en demandant à passer à la fin du meeting pas l'espace des blogueurs où il souhaitait venir remercier personnellement Vincent Ducrey, le "blogueur en chef" par un "Merci à toi". Il est bien connu que la transmission des convictions passe alors aussi par une communication non verbale. Je voulais alors faire un petit focus sur une spécificité nationale, la galanterie à la française.

1- La galanterie française, une notion surannée ?
Cela peut paraître dépassé pour certains, anecdotique pour d'autres, mais il est certain qu'il est attendu de notre futur président de maîtriser à la perfection cette règle de savoir vivre, notamment lors de représentations à l'étranger. Je me suis rendue compte à mon grand étonnement que dans notre monde où l'égalité homme-femme est affichée partout, cette notion n'était pas complètement surannée. Cette posture devrait en effet avoir disparu, car elle est basée sur l'idée d'une répartition des rôles inégalitaire. J'ai alors vu fleurir sur le net le site La belle école où l'on peut prendre des cours de "French étiquette" et de "French galanterie". Même le si sérieux Alain Finkelkraut a fait un chapitre sur "les chances de la galanterie" à la fin de son dernier livre Qu'est-ce que la France? où sont abordés les sujets de l'école, des difficultés d'intégration, des nouvelles radicalités etc ....

2- Pourquoi cette particularité nationale ?
Claude Habib auteur de Galanterie Française remonte l'origine de la galanterie à la courtoisie de l'âge classique sous Louis XIV. Ce qui est trés étonnant, c'est qu'à partir des années 1670, les conduites galantes passent de la cour à la ville et deviennent une manière d'être propre à la France par opposition aux autres pays européens.C'est alors mis en place un langage partagé qui a donc ses codes propres qu'il faut savoir décrypter. A la différence des discours effectués devant 10 000 personnes, le langage galant s'entend à demi-mot.

3- Est-ce une technique de communication mensongère ?
Paradoxalement à ce que l'on pourrait croire, Claude Habib indique que la galanterie est basée sur la spontanéité et ne peut alors pas être mensongère. "Nos sentiments en effet s'accommodent mal du déguisement ".  C'est ce que l'on perçoit d'un homme politique quand on dit qu'il "parle vrai", non pas parce-que ses idées sont justes, mais parce qu'il les expriment de façon sincère. C'est la recherche de l'authenticité.

4- Qu'en pensent les féministes ?
On pourrait penser que les féministes du fait du rôle donné à chacun dans ce jeu de la galanterie s'en offusqueraient, mais ce n'est visiblement pas le cas, bien au contraire. Claude Habib souligne même que finalement l'esprit galant conserve la dignité de la femme en lui laissant le temps et le choix du dernier mot.

Je me demande alors quel est le candidat à la présidentiel le plus doué pour la galanterie et pour représenter le savoir vivre à la française comme l'a si bien fait Jacques Chirac (on peu lui reprocher beaucoup de choses, sauf lui enlever cette connaissance parfaite de cette élégance à la française).

Pour conclure, comme le souligne Marc Riglet " La galanterie n'est pas un mythe et que tous les hommes ne soient pas galants n'interdit pas que certains puissent l'être".
 Je l'attendais et le voilà ! le blog de Delphine (14juillet2007) ou devrais-je plutôt dire celui de Delphine et de son compagnon. Un petit billet de soutien, parce que d'une part les blogueuses en campagne ne sont pas légion, mais surtout parce que c'est une nana super ! Bonne chance Delphine !!!!!!

Pour ceux qui seront présents au meeting de Nicolas Sarkozy au Zénith ce dimanche 18 mars, vous aurez sûrement la chance de la croiser sur l'espace dédié aux blogueurs. Même plus qu'une chance car elle devrait être à l'accueil :)  Si, si, vous avez bien lu, l'espace dédié aux blogueurs, une 1ère à ma connaissance dans un meeting politique .... bien situé, avec wifi et tout et tout ...

Comme le montre Caroline à la fin de sa vidéo, le paquet a visiblement été mis sur le thème du partage, non pas que des idées mais aussi des sons et des images, en laissant libre court au talent de Martin Solveig et de Michaël Canitrot. Une femme très proche de Nicolas Sarkozy, à l'écoute des milieux artistiques et du monde de la musique qu'elle connait bien serait-elle à l'origine de ce choix ?
09/03/2007
 Merci madame Simone Veil pour ce que vous avez fait pour nous toutes. J'ai beaucoup d'admiration pour vous, pour votre humanisme et votre investissement sans faille pour la cause des femmes. Dur pour moi qui n'ai pas connu ce combat de réaliser que l'avortement n'est légal en France que depuis si peu de temps. Nos propres mères ont vécu dans leur vie de couple ce passage à la légalisation.

Du livre "La touche étoile" de la féministe Benoite Graoult (où elle raconte sur le ton de l'allégresse sa vie, de son combat pour l'avortement à son militantisme actuel pour l'euthanasie) j'ai surtout était marquée par les extraits où elle parle des avortements auxquels elle a été confrontée. Excusez moi par avance pour cet extrait, il n'y a que la réalité qui soit dure à lire : " Je vais te dire une drôle de chose, Hélène: toutes ces aiguilles multicolores et nouées d'un brin de laine décolorée, elles ne me rappelaient pas le point de riz ou les torsades, si difficiles à réussir. Mais ...l'avortement. Nos avortements. Le tien, unique il me semble, et tous les miens. Il m'en restait une, de celles qui pouvaient servie à ça, en métal peint de couleur layette avec le bout argenté et bien arrondi. Celles en bakélite étaient souvent trop pointues. Et je t'ai revue soudain sur ton grand lit, te confiant à mes compétences incertaines; et moi, à genoux sur le tapis, cherchant à faire coulisser la sonde de caoutchouc, en tâtonnant pour qu'elle glisse le long de l'aiguille vaselinée et pénètre en douceur, en douceur surtout, dans le col de cette cavité maudite de l'utérus qui pouvait chaque mois bouleverser nos vies. On n'imagine pas, on n'imagine plus la détresse qui était la nôtre quand nous tombions enceintes. N'importe quoi on aurait tenté. N'importe quoi ! Toutes, les riches et les pauvres, les adolescentes et les femmes qui se croyaient ménopausées, les putes et les sages qui n'avaient couché qu'une fois et qui étaient "prises", les abandonnées et les mères de cinq enfant déjà, toutes, prêtes à se faire trafiquer par n'importe qui, n'importe comment, à n'importe quel prix. Et nos maris, Adrien et Victor, résignés à cette fatalité féminine, nous attendant dans la pièce à côté, ton beau salon si honnête et cossu, à la fois coupables, honteux, furieux, terrorisés, mais déterminés comme nous. Je suis encore émue, ma petite Minnie, que tu aies osé mettre ta vie entre les mains de ta grande-soeur qui n'avait jamais pratiqué que sur elle-même deux ou trois fois, et qui s'était contentée de potasser les livres d'anatomie laissés par son premier mari. J'avais gardé deux de ces aiguilles pour le cas où...et en fait, après toi, je ne m'en suis plus servie qu'une seule fois, pour moi.Et quand il a été question, pour Marion, d'avortement(20 ans plus tard et on se trouvait toujours au même point, tu te rends compte?) eh bien là, je n'ai pas pu.[...] Et hier je regardais cette aiguille avec un sentiment d'horreur rétrospective et je disais une nouvelle fois "merci Simone, qui nous a délivrées. Sois bénie entre toutes les femmes et par toutes les femmes. Amen" "

Au delà du fait qu'elle ait décidé de soutenir Nicolas Sarkozy (vidéo ici) pour cette élection présidentielle, je voulais rendre hommage à cette grande dame.
 Hier soir, lors de la célèbre soirée hebdomadaire des blogueurs " pizza 2.0" la parité était respectée. Les blogueuses étaient à l'honneur avec Valérie Pécresse qui est venue partager ses impressions sur sa vie d'élue (elle a notamment écrit un livre à ce sujet "être une femme en politique, c'est pas si facile"). Vous retrouverez ma vidéo ici. Elle nous a aussi parlé de sa façon de vivre son blog au quotidien : elle n'a pas d'équipe qui la suive lors de ses déplacements en province (pas de chauffeur ou d'assistant qui puisse lui faire de podcasts pour le rendre plus attractif). Elle préfère elle même prendre le temps chaque soir d'écrire ses impressions de la journée et répondre aux commentaires des internautes. Même si elle avoue que cela lui prend beaucoup de temps, elle trouve difficile de déléguer à quelqu'un le fait de répondre en son nom aux internautes. Encore une fois, cette rencontre était transmise en direct sur internet pour celles et ceux qui -souvent loins- n'avaient pas pu venir.

Une journaliste suédoise a voulu savoir ce que comptait faire Nicolas Sarkozy pour améliorer la représentativité des femmes au parlement. La réponse personnelle et non officielle de Valérie Pécresse serait de rendre impossible le cumul des mandats. Ce cumul serait discriminant car difficile à assumer d'après elle pour une élue mère de famille. Vidéo bilingue ici.

J'ai trouvé intéressante en cette "semaine" de la femme la question posée, sous le regard amusé des blogueurs présents: N'est-ce pas du communautarisme de se retrouver entre femmes, notamment sur internet ?


Le script, notamment pour les personnes malentendantes ou sourdes:
VP: Je pense que effectivement, alors ce n'est pas la même chose sur Agora Elle mais,je pense qu'effectivement il y a une spécificité des femmes. Notamment des femmes par rapport aux violences, mais aussi des femmes en politique parce qu'on est tellement peu nombreuses qu'on a aussi besoin de se serrer les coudes et de discuter d'un certain nombre de sujets qui nous tiennent à coeur, nous. De la même façon qu'il y a des réseaux féminins dans le monde de l'entreprise, ou des réseaux féminins dans la sphère politique. Donc, je suis partagée. Je sais que cela peut faire communautarisme, et en même temps, dans mon identité il y a aussi le fait que je suis une femme,et donc j'allais dire internet et aussi le lieu où l'on va pour se retrouver dans ses identités multiples. Dans mon identité il y a le fait que je suis issue du Gaullisme social, dans mon identité il y a le fait que je suis des Yvelines, dans mon identité il y a le fait que je suis une femme. Finalement, j'apprécie aussi de me retrouver avec des femmes pour discuter au féminin d'un certain nombre de sujets. Et moi j'avoue que ça me guide dans l'appréhension d'un certain nombre de sujets. Je vais vous donner des exemples. J'avais monté un club de femmes pour discuter de politique quand j'étais à l'Elysée. Ca m'a servi énormément. On était une centaine, et on a débattu de la parité par exemple. La parité on était réservées au départ. On se disait que c'était des quotas. Et puis on s'est dit oui on est réservées, mais à l'époque j'étais conseillère du président de la république. On s'est dit est-ce que je pouvais conseiller à un homme politique d'être contre. Alors même qu'on avait 8% de femmes...non. Donc on en avait débattu vous voyez. Et il y a un certain nombre de sujets comme ça. La sécurité routière par exemple. Le sujet de la sécurité routière à émergé dans ce club comme une priorité absolue, y compris contre toutes les habitudes que l'on disaient être totalement ancrée. Et c'est vrai qu'il y a un point de vue féminin, une spécificité féminine. Et moi ça me fait plaisir aussi de temps en temps de dialoguer avec des femmes. Je pense que c'est aussi de la même façon que cela me fait plaisir d'aller sur magic maman parler des problèmes de mes enfants avec d'autres mamans. Vous voyez c'est du communautarisme, mais c'est aussi la richesse d'internet d'aller trouver des gens qui ont les mêmes préoccupations que vous et de pouvoir échanger avec elles au moment où vous pensez sur les sujets qui vous préoccupent. 

 Dans une seconde partie de soirée, Natacha de mémoire vive est venue débattre de néthique en prenant l'exemple de Second Life. Bixente de isubway(forum+magazine) a un peu tiqué quand elle a indiqué que Second Life était plus performant que les forums pour débattre, du fait que de la réactivité des internautes présents et de sa non discrimination notamment liée à un style d'écriture très "tchat". En ce qui me concerne, je préfère les forums, peut-être plus "traditionnels", mais où l'on a justement le temps de transmettre des idées. Je trouve aussi que le forum est plus 2.0 puisqu'il permet, même lorsque la personne qui a laissé un commentaire n'est plus présente, d'aller découvrir plus sur l'auteur grâce au lien qui nous renvoi sur son blog ou site.

Basile Boli, de passage au QG, nous a fait la gentillesse de témoigner de son engagement pour Nicolas Sarkozy (ici) et nous a communiqué son enthousiasme avec des étoiles plein les yeux (ici). Rachida Dati s'est prêtée avec le sourire au jeu de la photo entourée de blogueuses. Au plaisir de l'avoir comme invitée une prochaine fois? Les photos de cette soirée dans mon album (here).

J'ai trouvé particulièrement intéressante l'émission 5 ans avec ..Nicolas Sarkozy, hier soir sur M6, parce qu'elle mettait en lumière l'homme et non pas forcément le candidat. Parce que justement, il a eu moins de facilités à se raconter que François Bayrou le 18 février. Paradoxalement, j'ai aimé sentir pour une fois en lui des faiblesses. J'ai senti un parallélisme entre sa façon d'être et la mienne, cette façon de toujours dire "tout va bien" pour ne pas avoir à se dévoiler. Il se nourrit de l'amour des gens qui l'entourent et le plébiscitent, et il a peur qu'en disant que parfois cela ne va pas, les gens s'éloignent de lui. Il sait que l'on préfère toujours ceux qui ont le vent en poupe, de ceux qui connaissent des coups de blues. Il cherche tant à se cacher, que cela peut donner de lui une impression de supériorité ou de dureté: 86% le trouvent autoritaire, 74% trop ambitieux, 53% inquiétant. Il est intéressant d'écouter ce que disait de lui Marina sa maquilleuse en off sur NSTV début janvier. "L'homme en coulisse n'est pas du tout celui que l'on voit sur scène . En dehors c'est quelqu'un qui a beaucoup d'humour, qui est plutôt détendu, qui rigole beaucoup, qui est plutôt sympathique"

Il y a d'un côté ce qu'il a voulu nous montrer  ou nous vendre  hier encore :
Il a voulu mettre en avant l'adéquation entre les deux valeurs qui guident son programme et sa vie:
Le travail: "C'est pour cela que le travail fait partie de mon programme, parce qu'il fait partie de ma vie"
La liberté: " Je n'ai été heureux que quand j'ai été libre". Sous entendu qu'il n'était pas libre plus jeune quand il ne s'assumait pas financièrement.

Et ce qui transparaît de l'écran, et qu'il cherche à cacher:
On sent qu'il a du mal à parler de lui, à se confier sur sa vie privée, à l'inverse de François Bayrou.

Quand il fait visiter aux journalistes sont bureau du ministère de l'intérieur, il préfère conter les moment heureux (rencontre avec Lionnel Richie) que les moments malheureux, pour mieux se protéger. On remarque qu'il est stressé -alors que ce n'est que son bureau- que  les journalistes puissent mettre en lumière sa vie personnelle: les signes :  Il a les mains dans les poches, puis sur les hanches ... il cherche à minimiser l'influence de sa vie personnelle sur sa vie publique, en disant qu'il n'y a que très peu de choses personnelles dans ce bureau, et pour décrire ces objets il utilise le mot " petites choses qui sont à moi" pour en diminuer leur importance.

On perçoit aussi, alors que les deux animatrices montrent les photos de son enfance, que sa posture est très différente de celle de François Bayrou. Il a l'air soulagé alors que chaque photo apparaît, un "ouf, rien de grave", alors que François Bayrou était en demande de nouvelles photos. Cela vient sûrement du fait qu'ils n'ont pas vécu la même enfance. On voit enfin que lorsque l'on parle de la séparation de son père avec sa mère quand il avait 5 ans, il ne rigole plus du tout.

 Sa force d'avancer réside maintenant dans la famille qu'il a construite et en Cécilia que Vincent Ducrey, nomme "la clés du succès" en titre d'une photo d'elle (ci-jointe) prise au congrès du 14 janvier, entourée de ses 2 filles. Quand la journaliste de M6 demande à Nicolas Sarkozy quelle place elle occupe et quelle place elle occupera, il ne tourne pas autour du pot comme a pu le faire Ségolène Royal sur TF1 à propos de son compagnon. Il répond sans hésiter "capitale" et plus loin " on parle de tout, plusieurs fois par jour " " mais ce n'est pas officiel" " je lui fait une confiance totale". le signe qui ne trompe pas à se sujet: il passe son temps tout le long de l'émission à tourner et caresser sa bague de mariage, un symbole de réassurance.


Je pense que si Nicolas Sarkozy veut mieux faire passer ses messages auprès des femmes, il ne doit pas jouer la carte de la séduction comme ont pu le faire Jacques Lang et Jacques Chirac. Je me souviens de cette photo estivale de Nicolas Sarkozy très travaillée, ou il apparaissait en séducteur, avec une veste noire et une chemise blanche ouverte, adossé à un arbre, avec Cécilia au second plan. Pour répondre à la demande de sincérité que les femmes attendent de lui, il ne doit pas à mon avis jouer la carte de la séduction qui ne lui correspond pas, mais le paradoxe force/volonté extérieure et tendresse intérieure pour faire appel à l'instinct de protection féminin.  Pour que sa faiblesse devienne une force:
Comme il le dit si bien dans cette émission " Je ne suis pas meilleur, je suis différent".

Rajout du 1er mars: Etonnée de voir que Jean-Pierre Raffarin écrive (avec certes une plume plus affinée) à peu près la même chose que moi, voici un extrait de son livre à paraître le 6 mars dans le chapitre "dur et chaleureux"  : "La séduction est un registre obligé du politique, tous les présidents ont inventé leur manière. Chirac, c'est la séduction directe, cela fait partie de sa personnalité.[...]Nicolas, je te sens plus en courant alternatif sur la question [...]cela dit, et en ce domaine particulièrement, il faut éviter de forcer sa nature. [...]Bien sûr on peut améliorer son look, ses attitudes, sa gestuelle, mais on doit être soi-même .[...] ta force est ton authenticité "
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